L’Observateur du Maroc – Entretien avec Pierre Rabhi, le chantre de la terre

Entretien avec Pierre rabhi

Par Hayat Kamal Idrissi, L’Observateur du Maroc. Le 26 juillet 2015.

Entretien avec Pierre Rabhi, le chantre de la terre

Père légitime de la «sobriété heureuse», Pierre Rabhi n’en fait pas seulement une philosophie, mais un mode de vie.

La silhouette frêle et le geste calme, Pierre Rabhi respire la simplicité comme tous les paysans. Sauf que lui a cette particularité, cet engagement écologique sans faille qui en fait l’un des plus fervents activistes verts en France et en Europe. Menant son combat depuis plusieurs années, l’homme n’a cessé de prôner et d’appeler à pratiquer une agriculture respectueuse de la terre aux antipodes de l’industrialisation massive.

Pour lui, la modernité a apporté son lot de «matérialisme radical» qui ne cesse de gagner en puissance. «Une aliénation totale : enfermé de la maternelle à l’université, on loge dans des boîtes empilées ; on travaille dans des petites ou grandes boîtes ; on se déplace avec sa caisse ; pour aller s’amuser, on sort en boîte. Et tout ça jusqu’à la dernière boîte dont on ne sortira plus. Je me suis rendu compte que la modernité, plutôt que de nous avoir libérés, nous privait de l’essentiel, et je ne voulais pas renoncer à ce que le divin nous a offerts, à ma part de beauté», analyse- t-il sur les colonnes du journal Le monde.

Né dans un oasis, au Sud de l’Algérie, dans une famille musulmane, l’enfant sera confié après la mort de sa mère à l’âge de quatre ans, à une famille française à Oran. A l’âge de 20 ans, le jeune Rabhi quitte son Algérie natale pour se rendre en France. Seul et sans repères, il travaille comme magasinier dans une usine avant de décider de partir loin. Explorateur dans l’âme, Pierre Rabhi s’installe avec sa compagne en Ardèche. Dans ce cocon vert, il travaillera d’arrache pied, emprunte de l’argent et achète finalement une ferme. En cultivant la terre, Rabhi n’oublie pas de cultiver son esprit. Vénérant la terre-mère, il développe une philosophie et un mode de vie qui n’a qu’un seul but «la sobriété heureuse». Un concept prônant un train de vie modeste, un désintérêt prononcé par rapport au gain et un mode de travail raisonnable subvenant juste aux besoins nécessaires.

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